Gabon : Grillades à Moanda, galettes à Ntoum, l’AGASA ferme plusieurs points de production insalubres
L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) a procédé, ce jeudi 3 septembre 2026, à la fermeture de plusieurs cafétérias et points de vente de grillades à Moanda, dans la province du Haut-Ogooué. Le même jour, ses agents ont également suspendu les activités d’un site de production de galettes à Ntoum, dans la province de l’Estuaire. Ces mesures font suite à la découverte de manquements sanitaires susceptibles de compromettre la sécurité des aliments proposés aux consommateurs.
Les opérations ont été conduites par les services territoriaux de l’agence, notamment la Délégation provinciale du Haut-Ogooué, à travers son bureau de Moanda, et le bureau de Ntoum. Elles avaient pour objectif de contrôler les conditions de préparation, de manipulation, de conservation et de commercialisation des denrées alimentaires. Le nombre total de structures fermées n’a toutefois pas été communiqué.
Plusieurs vendeurs de grillades sanctionnés à Moanda
À Moanda, les agents ont inspecté plusieurs cafétérias et points de vente spécialisés dans les grillades. Les contrôles ont révélé des insuffisances au regard des règles d’hygiène et de sécurité sanitaire. Les établissements jugés non conformes ont été immédiatement fermés, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.
L’AGASA n’a pas détaillé la nature exacte des manquements observés dans chacun des points de vente. L’opération visait néanmoins à vérifier la propreté des espaces de travail, les conditions de manipulation des produits et la protection des aliments destinés à la consommation. Ces exigences sont particulièrement importantes pour les viandes grillées, dont une mauvaise conservation ou préparation peut favoriser des contaminations.
Un accompagnement avant toute réouverture
La fermeture ne constitue pas nécessairement une sanction définitive pour les opérateurs concernés. Une fiche de suivi a été mise en place afin de consigner les insuffisances constatées et les mesures correctives attendues. Les responsables devront se conformer aux prescriptions de l’agence avant de solliciter la reprise de leurs activités.
Ce dispositif doit permettre aux services de contrôle de suivre l’évolution de chaque établissement sanctionné. Une éventuelle réouverture ne pourra être envisagée qu’après la correction des manquements et la vérification des nouvelles conditions d’exploitation. L’objectif est d’assurer que les aliments soient préparés, conservés et vendus dans un environnement compatible avec les normes sanitaires.
Une fabrique de galettes fermée à Ntoum
À Ntoum, les agents de l’AGASA ont mis fin aux activités d’un site consacré à la production de galettes. Plusieurs non-conformités qualifiées de graves auraient été relevées au cours de l’inspection. Les conditions observées ne permettaient pas, selon l’agence, de garantir la fabrication de denrées propres à la consommation humaine.
Les détails précis de ces irrégularités n’ont pas été rendus publics. L’AGASA rappelle toutefois que l’apparence d’un aliment ne suffit pas à garantir son innocuité. La sécurité d’un produit dépend également de la propreté des locaux, de l’hygiène du personnel, de la qualité des équipements ainsi que des conditions de stockage et de manipulation.
Les opérateurs alimentaires rappelés à l’ordre
À travers ces interventions simultanées, l’agence entend rappeler aux producteurs, restaurateurs et vendeurs leur responsabilité dans la protection de la santé publique. Tous les acteurs de la chaîne alimentaire doivent disposer de locaux propres, entretenus et adaptés à leur activité. Les bonnes pratiques d’hygiène doivent être appliquées depuis la réception des matières premières jusqu’à la remise du produit au consommateur.
Les opérations menées à Moanda et Ntoum témoignent d’un renforcement des contrôles sur les activités alimentaires de proximité. Les structures fermées devront désormais apporter la preuve de leur mise en conformité avant toute reprise. Pour l’AGASA, la protection des consommateurs passe aussi bien par les sanctions que par l’accompagnement des opérateurs vers de meilleures pratiques.


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