Port-Gentil : le FAMA mise sur les arts martiaux pour encadrer la jeunesse

Publié le Par Jack Rova - Mis à jour :

La quatrième édition du Festival des arts martiaux de Mandji s’est tenue les samedi 8 et dimanche 9 août 2026 à Port-Gentil. Réunissant plusieurs disciplines de combat, le rendez-vous entend promouvoir les arts martiaux, détecter les jeunes talents et lutter contre les comportements à risque. Son initiateur, Me Maxime Mbo Amvene, souhaite désormais faire du FAMA un véritable vivier sportif pour l’Ogooué-Maritime.

Créé au cours de la saison 2022-2023, le festival s’est progressivement installé dans le calendrier sportif de la capitale économique du Gabon. Trois premières éditions avaient déjà permis de rapprocher les clubs, les encadreurs et les pratiquants de plusieurs disciplines. Cette quatrième édition marque une nouvelle étape dans le développement de l’événement. Elle confirme également la volonté de ses promoteurs d’inscrire cette initiative dans la durée.

Plusieurs disciplines réunies à Port-Gentil

Le FAMA a été conçu comme une plateforme ouverte à l’ensemble des sports de combat pratiqués dans la commune. Le kick-boxing, le full-contact, le MMA, la boxe arabe et la boxe anglaise figuraient notamment au programme. Le karaté, l’aïkido, le kung-fu traditionnel et le judo étaient également représentés. Cette diversité constitue l’une des principales particularités du festival.

Instructeur de kung-fu et de karaté, Me Maxime Mbo Amvene occupe également la vice-présidence de la Ligue provinciale de kung-fu wushu de l’Ogooué-Maritime. Pour lui, le rassemblement doit dépasser les différences entre les écoles et les fédérations. « Le Festival des arts martiaux regroupe tout ce qui est sport de combat et arts martiaux pratiqués dans la commune de Port-Gentil », explique-t-il. L’objectif consiste à créer un cadre commun de promotion et de partage d’expérience.

Un outil contre la délinquance juvénile

Au-delà des démonstrations sportives, les organisateurs accordent une place importante à l’éducation. Le festival sert notamment à sensibiliser les jeunes contre la délinquance juvénile, la consommation de drogues et les grossesses précoces. Ces problématiques sont abordées à travers les valeurs de discipline, de respect et de maîtrise de soi véhiculées par les arts martiaux. Les encadreurs entendent ainsi contribuer à la formation citoyenne des participants.

La tenue de l’événement pendant les vacances scolaires répond également à une volonté d’occuper sainement les jeunes. Les entraînements, les échanges et les démonstrations leur offrent des activités structurées durant cette période. « Nous sommes en période de vacances. Cela nous permet d’occuper les jeunes pendant la durée des vacances », souligne Me Maxime Mbo Amvene. Le FAMA se présente ainsi comme une réponse sportive à plusieurs défis sociaux rencontrés à Port-Gentil.

Des démonstrations pour valoriser le savoir-faire local

Le festival ne repose pas uniquement sur des combats ou sur la recherche de résultats. Les délégations ont présenté des démonstrations techniques, des exercices d’autodéfense et des prestations chorégraphiques. Les pratiquants de kung-fu ont notamment exécuté des taolu, ces formes traditionnelles composées d’enchaînements codifiés. Ces présentations ont permis au public de découvrir les spécificités de chaque discipline.

Elles ont également mis en valeur le travail effectué au quotidien par les maîtres, les entraîneurs et leurs élèves. Les différentes écoles ont pu comparer leurs méthodes et partager leur expérience. Cette approche renforce le caractère culturel du FAMA, au-delà de sa dimension strictement sportive. Elle favorise aussi une meilleure connaissance des arts martiaux auprès du public port-gentillais.

Vers des sélections provinciales

L’une des ambitions majeures du festival consiste désormais à détecter les pratiquants les plus prometteurs. Les organisateurs souhaitent s’appuyer sur ces talents pour constituer des équipes provinciales dans les disciplines engagées en compétition. Ces sélections pourraient représenter l’Ogooué-Maritime lors des rendez-vous nationaux. Le FAMA deviendrait alors une véritable passerelle vers le sport de haut niveau.

Me Maxime Mbo Amvene insiste enfin sur la responsabilité éducative des encadreurs sportifs. « Nous sommes des pères éducateurs et nous mettons l’accent sur l’émancipation de la jeunesse au niveau de la commune de Port-Gentil », affirme-t-il. Après quatre éditions, l’objectif est d’élargir la participation et de consolider l’organisation du festival. Le FAMA entend ainsi faire des arts martiaux un instrument durable de discipline, de cohésion sociale et de construction de la jeunesse gabonaise.

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